Vendredi 16 mai 2008

Comme chaque année en pareille période, l'INSEE révise ses premières estimations de la croissance de l'année précédente.

Alors que les premières moutures de ses calculs l'avaient établie à 1,9%, le chiffre définitif est de 2,2% pour l'année 2007, soit le même qu'en 2006 : crise financière internationale du subprime, explosion des cours de l'énergie et des matières premières n'ont donc eu qu'un impact limité.

Cette annonce de l'INSEE est clairement une bonne nouvelle, et elle traduit la vitalité d'une économie qui crée de l'emploi (340.000) et des entreprises (320.000).

Christine Lagarde se réjouit et jubile, dit-elle... Eh bien qu'elle a raison ! Avec une des 5 meilleures années en nombre de créations d'emploi depuis 1974 et un taux de chômage au plus bas depuis 25 ans, il ne saurait en être autrement.

C'est sûr, 2,2%, ce n'est pas la Lune et il ne faut pas s'en contenter. C'est juste le 2ème meilleur taux de l'histoire de ce siècle, certes commencant.

Alors, au PS, on boude, on se renfrogne... Au PS, on jubilait d'une croissance inférieure à 2% qui permettait de fustiger l'échec du quinquennat (8 mois après qu'il n'ait débuté...) de Nicolas Sarkozy. C'était un peu prématuré ! Certes, la loi TEPA n'a pas encore déployé tous ses effets : l'économie a en effet une force d'inertie qui doit être prise en compte lorsqu'il s'agit d'évaluer les politiques publiques. Les 15 milliards d'euros du "paquet fiscal", ce prétendu "cadeau aux riches", avec le succès des heures supplémentaires et du crédit impôt-recherche, a permis d'épargner à la France les affres du subprime. Ces 15 milliards ont servi à préserver l'emploi de nos concitoyens !

Au PS, on préfère se réjouir des mauvaises nouvelles plutôt que faire des propositions. Cela ne grandit certainement pas la politique !

Michel Sapin, secrétaire national aux économies d'idées parle de "fanfaronnade sidérante" du gouvernement. Il oublie que c'est lui qui fanfaronnait, indûment, il y a peu. On ne va quand même pas lui demander de reconnaître qu'il a péché par excès de pessimisme jubilatoire et de précipitation charognarde ! Il préfère arguer que la croissance reste faible.

C'est vrai. Il sait de quoi il parle : ministre de l'économie et des finances en 1992/1993, il laissait une économie en récession à son successeur. Ministre dans le gouvernement de Lionel Jospin, qui a divisé la croissance par 4 en 2 ans !

Quand on trouve une économie prospère en arrivant et qu'on la laisse exsangue en partant, il n'est pas interdit de faire profil bas, M. Sapin !

par Julien PFERSCH publié dans : National
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Jeudi 15 mai 2008

On va en entendre parler de cette "victoire" de la gauche à l'Assemblée sur la loi OGM...

Victoire ? Etrange comme ceux qui s'en gaussent sont ceux qui fustigent les avocats sans scrupule, loin de l'image de défenseur de la veuve et de l'orphelin, qui font acquitter leur client, pédophile ou tueur sadique, sur la base d'un vice de procédure. Car ici, il n'est question que de forme et pas de fond... Faudrait quand même pas trop leur en demander !

Et ceux qui s'en gaussent, à gauche, feraient mieux de faire preuve de modestie et de se rappeler le 9 octobre 1998. Enfin se rappeler est un bien grand mot, puisqu'ils n'y étaient pas.

Ce jour-là, le gouvernement de Lionel Jospin devait repartir avec son projet de loi instaurant le pacte civil de solidarité sous le bras, sans avoir réussi à le faire adopter par la représentation nationale. Pourtant majoritaire à l'Assemblée, la gauche était minoritaire dans l'hémicycle au moment du vote... Surprenant pour un sujet qui aurait dû être consensuel dans le camp de ceux qui s'autoproclament "progressistes".

C'est donc rare sous la Vème République, mais pas inédit non plus.

Alors, certes, il y a eu un problème du côté de l'UMP : bien sûr qu'il aurait été préférable que cette motion de procédure n'ait pas été adoptée. Ne serait-ce que pour nous éviter cet assaut de démagogie, celle qui s'exprime avec tant de force à gauche. Il n'est cependant pas question ici de fustiger un hypothétique absentéisme parlementaire, le travail des députés ne se limitant pas à la partie visible de l'iceberg : il n'y a pas que les débats en séances publiques, il y a aussi les commissions. Mais si problème de mobilisation il y a eu, il faut bien se garder de l'interpréter comme une crise de défiance de la majorité à l'égard du gouvernement : aucun parlementaire UMP n'a approuvé cette motion de procédure...

Motion, rappelons-le, déposée par cette gauche qui se félicite de l'avoir adoptée... Alors même qu'elle entraîne la suspension des débats sur les 800 amendements déposés... par elle-même ! Considèrerait-elle si peu son propre travail ? A-t-elle si peur du débat de fond ?

Voilà qui éclaire sous un jour différent les réticences affichées de la gauche sur la réforme constitutionnelle qui vise à renforcer les pouvoirs du parlement : elle préfère en effet se baîllonner elle-même !

par Julien PFERSCH publié dans : National
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Dimanche 4 mai 2008

Ci-dessous, je vous livre l'éditorial que Jérémy Aldrin, responsable départemental des jeunes populaires de Moselle, et moi-même avons co-signé pour le site web des Jeunes Pop 57 :

Il y a un an, nous étions en pleine euphorie : l'ivresse de la victoire, la promesse de lendemains qui chantent. Aujourd'hui, d'aucuns nous prêtent tous les symptômes de la gueule de bois. Raison de plus pour ne pas donner dans la langue du même matériau.

Depuis un an, le gouvernement et la majorité ont réformé sans relâche, sans doute plus que jamais : autonomie des universités, carte judiciaire, la loi TEPA qui met en œuvre le slogan de simple bon sens « travailler plus pour gagner plus » (défiscalisation des heures supplémentaires et du travail étudiant, déduction fiscale des intérêts d'emprunts sur le logement), la mise en place progressive du RSA, un taux de chômage au plus bas depuis 25 ans, mais toujours trop haut, la traité simplifié qui relance l'Europe : autant de promesses tenues, parmi tant d'autres.

Seulement, le temps de la réforme n'est pas le temps médiatique, et pendant que tous les conservatismes se réveillent, l'opinion s'impatiente. La loi n'est pas une baguette magique.

Nous avons notre part de responsabilité : peut-être nous sommes-nous trop reposés sur nos lauriers, n'avons-nous pas assez prêté attention aux gesticulations d'une opposition sans projet. Certainement avons-nous manqué de pédagogie.

C'est pourquoi il est du devoir des Jeunes Populaires de repartir en campagne pour expliquer les réformes, mais aussi pour écouter et faire remonter les attentes de nos concitoyens. C'est une nécessité, d'autant plus que les élections municipales n'ont pas été bonnes pour la majorité, notamment en Moselle, et qu'il y aura des élections tous les ans d'ici la fin du quinquennat : européennes en 2009, régionales en 2010 et cantonales en 2011. Autant de rendez-vous que nous ne devons pas manquer, car plutôt que ressasser les rancunes d'hier, c'est dès aujourd'hui qu'il faut préparer la reconquête de la région, de Metz, Thionville et Forbach.

Jérémy ALDRIN
Responsable des Jeunes Populaires de Moselle

Julien PFERSCH
Référent Circonscriptions

par Julien PFERSCH publié dans : Actualités militantes
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Mardi 29 avril 2008

Richard Lioger a remis les clefs du Saulcy à Luc Johann, qui a été élu hier pour lui succéder à la présidence de l'Université : félicitations à lui.

Les élections du 1er avril lui avait donné un majorité relative dans tous les conseils, il était soutenu par le président sortant : ce résultat n'est donc pas une surprise, les trois autres candidats, plus ou moins déclarés, ayant, qui plus est, jeté l'éponge.

Avec 14 voix sur 22 (7 blancs et un refus de vote), il a donc réussi à s'attirer les suffrages de 4 élus,autres que les siens. C'est bien, mais ca aurait pu être mieux.

En effet, si l'Université Paul Verlaine-Metz a quelques pôles d'excellence reconnus, comme l'environnement et le franco-allemand, elle a tout de même du mal à exister aux côtés de ses imposantes voisines nancéiennes, la faute, entre autres, à une communauté universitaire qui n'en a que le nom, chacun étant plus soucieux de préserver son UFR que de constituer un "front commun".

Il aurait donc été préférable que l'élection de Luc Johann se fasse sur un consensus beaucoup plus large, le plus large possible : je regrette que l'UNI n'y ait pas contribué.

Si Luc Johann n'est en effet pas de droite, il est loin d'être un affreux gauchiste. Ce qui compte, plus que l'étiquette politique, c'est bien son ambition pour l'Université Paul Verlaine-Metz, sa conception de la LRU et de sa mise en oeuvre : sur ce deuxième point au moins, il ne m'a pas semblé sentir l'épaisseur d'une feuille de papier à cigarette entre nous.

Ouvert, c'est aussi un homme qui connaît bien ses dossiers : il a en effet été vice-président du CA jusqu'au mois d'octobre 2007, puis chargé de mission auprès du Président.

Bref, si j'avais été l'élu UNI au CA, j'aurais voté pour lui sans trop hésiter. Je me contenterai du CEVU, conseil des études et de la vie universitaire, que Gérard Michaux est bien parti pour continuer à présider, ce qui n'est pas pour me déplaire. Son expérience et son dévouement constant à l'UPV-M le rendent quasiment incontournable, notamment dans ce contexte de mise en oeuvre de la LRU.

Car le principal défi qu'aura à relever le nouveau président, et avec lui l'ensemble des élus, c'est celui de l'autonomie. Et pour nécessaire que celle-ci soit et exaltant que celui-là soit, il n'en faudra pas moins retrousser les manches.


Retrouvez son interview à Ba Sango, les nouvelles.

par Julien PFERSCH publié dans : Université
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Lundi 28 avril 2008

Aujourd'hui, la CA2M se réunissait pour la première fois sous la présidence de Jean-Luc Bohl, maire de Montigny-lès-Metz et nouveau patron de l'agglomération : il a été élu le 14 avril pour succéder à Jean-Marie Rausch, avec 88 voix contre 80 à son adversaire socialiste, maire de Metz, Dominique Gros.

Si l'ordre du jour n'était pas particulièrement chargé, il aurait pu demandé beaucoup, beaucoup de temps pour être déroulé jusqu'à son terme : il s'agissait en effet de désigner les 48 vice-présidents, ce qui dans la théorie nécessiterait autant de votes à bulletins secrets... En suivant le même rythme que pour l'élection du président, il y en aurait eu au bas mot pour 36 heures : perspective peu réjouissante qu'un gentlemen agreement aura permis d'éviter.

Les 170 délégués se sont en effet mis d'accord à l'unanimité pour voter à main levée : le "qui est contre ? qui s'abstient ? Personne ? Merci" a en effet l'énorme avantage de concilier précision et rapidité, et de faciliter l'obtention de l'unanimité, puisqu'il est moins fatigant de voter pour que contre (on rigole, mais ça compte...).

Seul Patrick Thil, président du groupe "Un destin pour Metz" au conseil municipal de... Metz, interviendra pour regretter que l'opposition messine n'ait aucune vice-présidence et rappeler que son groupe s'inscrivant pleinement dans la majorité communautaire, il voterait les propositions qui lui seraient faites.

Ainsi et comme annoncé, Dominique Gros devient premier vice-président. François Grosdidier, député de Metz 1 et maire de Woippy est élu 2ème vice-président. Henry Hasser, maire du Ban-Saint-Martin, Jean-Claude Théobald, maire de Moulins-lès-Metz, Alain Chapelain, maire de Longeville et Thierry Hory, maire de Marly, sont respectivement élus 3ème, 4ème, 5ème et 6ème vice-président.

Outre Dominique Gros, les autres vice-présidences messines sont détenues par Richard Lioger (9ème), Christiane Pallez (11ème), René Darbois (12ème), Thierry Jean (15ème), Antoine Fonté (19ème), Daniel Planchette (41ème), Gilbert Krausener (42ème) et Jean-Michel Toulouze (48ème).

Passé ce point fastidieux, plus moyen d'arrêter Jean-Luc Bohl : il se lâche... même si en toute honnêteté, ses blagues font plutôt un flop... Normal, on dirait les miennes :-D.

François Grosdidier présidera la commission cohésion sociale : il n'aura pas la partie facile, il est l'un des rares à ne pas être un élu messin et un des rares à ne pas être socialiste. Dominique Gros sera en charge du transport - bah oui, il va pas trop se diversifier non plus ! - et Richard Lioger de l'urbanisme.

Les rauschistes n'ont pas été oublié : l'ancien premier adjoint au maire de Metz, André Nazeyrollas, a ainsi été élu à l'unanimité pour représenter la CA2M en tant que personnalité qualifiée à l'association de préfiguration du Centre Pompidou-Metz. Quant à Khalifé Khalifé, il sera en quelque sorte le "conseiller spécial" de Jean-Luc Bohl sur le dossier de Mercy : on ne se prive pas aussi facilement de tant de compétences et d'expériences !

Et on y va pour les mentions spéciales :

- mention spéciale à Antoine Fonté, qui trouve que le rapport qu'il a à présenter est trop long et trop technique

- mention spéciale à Thierry Jean, qui ne trouve rien de mieux à faire que d'aller fumer sur la terrasse... quand c'est à lui de présenter un rapport

- mention spéciale à Dominique Gros, qui n'a pas le temps d'enlever sa casquette avant d'arriver au 5ème étage et qui arriverait presque à nous faire croire que le Centre Pompidou, c'est grâce à lui :


Patrick Thil à la CA2M - 28 avril 2008
envoyé par Jeune_et_c__

- mention spéciale à Emmanuel Lebeau... pour sa démagogie. Arrivé en retard, il se payera une sortie sur les indemnités des vice-présidents.

Ce dernier sera ramené à la dure réalité par le maire d'une petite commune, dont les indemnités, en tant que maire, ne sont pas plus élevées que celles d'Emmanuel Lebeau en tant que conseiller municipal d'opposition. D'ailleurs, je propose qu'il ne transmette pas ses coordonnées bancaires à la Ville et à l'Agglomération et renonce ainsi, de facto, à ses indemnités. François Grosdidier interviendra pour recadrer le débat :
par Julien PFERSCH publié dans : Metz, CA2M, Moselle et Lorraine
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Vendredi 25 avril 2008

Deuxième conseil municipal sous la présidence de Dominique Gros, hier à Metz. Cette fois-ci, il ne demandera pas qu'on lui excuse ses erreurs de jeunesse (à 65 ans dont 25 passés au conseil)... Signe sans doute que les erreurs qu'il commet ne sont pas de jeunesse mais se répèteront tout au long du mandat.

Car bien qu'essentiellement technique, bien plus que politique, la séance d'hier a donné le ton de la mandature qui s'engage.

L'adjointe aux finances étant excusée pour le début de la séance, c'est Richard Lioger qui présentera à sa place le premier point (ne serait-ce pas le rôle de son suppléant ?)... Faisant de la première heure de ce conseil un véritable one-man-show de celui qui est encore pour quelques jours président de l'Université de Metz.

Quand, au point 8, on change enfin de rapporteur... C'est pour mieux saluer le bilan de Jean-Marie Rausch ! Dominique Gros, en réponse à Khalifé Khalifé, l'avait déjà fait au point n°2, concernant la cession de places de stationnement dans un parking souterrain cour Elie Fleur, au point n°4 concernant des travaux de réaménagement dans les locaux d'une société, sur le dossier de demande de classement du quartier impérial au patrimoine mondial de l'UNESCO, sur la ZAC du Sansonnet...

Au point 8, donc, c'est Thomas Scuderi qui se félicitera de l'excellent bilan de l'animation estivale 2007 et du succès qu'elle rencontre auprès de la population... pour mieux la reconduire à l'identique en 2008. L'occasion pour Patrick Thil, président du groupe "un destin pour Metz", de s'interroger sur la cohésion de la majorité municipale sur le sujet après les déclarations de Belkir Belhaddad dans la presse locale qui n'allaient pas vraiment dans le même sens...

Au point 12, savoureuse tentative de passe d'armes entre les deux anciens collègues de banc, Nathalie Colin-Oesterlé désormais aux côtés de Marie-Jo Zimmermann, et Thierry Jean, devenu adjoint au maire de Dominique Gros, après avoir été élu conseiller municipal sur la liste de Jean-Marie Rausch en 2001 et avoir rompu avec son groupe en 2004, suivant Nathalie Griesbeck à l'UDF puis au MoDem, sans parler de son intéressant parcours à la région. A mettre en perspective avec Dominique Gros affirmant au sujet de Pierre Bertinotti que "les traîtres finiss[aient] toujours dans les latrines de l'histoire".

Alors que Danielle Bori présente le programme 2008 de travaux dans les écoles, qui incluent des travaux sur les systèmes de vidéosurveillance, la conseillère d'opposition intervient pour demander son avis au nouvel adjoint, auparavant farouchement hostile à ces techniques... S'attirant ainsi le courroux du maire... qui se lancera dans un long et plat monologue sur le flicage de la société que rendent possible Internet, les téléphones portables, les cartes bancaires... OK, mais ce n'était pas la question ! Avec Dominique Gros, c'est digresser pour mieux contourner ! Langue de bois, quand tu nous tiens...

Lorsque viendra le moment de parler de culture, Patrick Thil ne manquera pas de souligner l'absence d'ambitions de la municipalité pour l'Eté du livre. Pis, la nouvelle majorité semble même les revoir à la baisse. Alors que la manifestation aurait dû se tenir sur la Place Saint-Louis rendue aux piétons, où elle aurait pu prendre ses aises et surtout de l'ampleur, elle réintègrera finalement le chapiteau de la Place d'Armes... Moins à marcher pour l'inaugurer ? Encore faudrait-il que Dominique Gros travaille les samedi... Celui-ci préfèrera invoquer une économie de 25.000€ pour financer le périscolaire. La culture à la trappe ? Et l'animation de la Place Saint-Louis ? Erigée en priorité absolue pendant la campagne, la voilà releguée au second plan... La Place ne manque pourtant pas de bars pour "aller boire un coup" !

Et si Dominique Gros fera à plusieurs reprises la lecon à Nathalie Colin-Oesterlé et, surtout, à Emmanuel Lebeau pour leur côté "cavalier", s'il jouera si souvent les maîtres d'école en prétendant s'ingérer dans le travail du groupe UPC, c'est pour mieux faire oublier que son nouveau slogan semble être : "surtout ne faisons rien, ne changeons rien, attendons, regardons, voyons".

MJZ n'apprécie pas qu'on lui fasse des remarques sur la manière dont elle tient ses troupes : elle fera valoir des problèmes de convocations pour s'excuser du manque flagrant de cohérence dans son équipe... mais poussée à bout, ulcérée, elle finira quand même par rabrouer l'ex-tête de liste de Metz2008.com. Déformation professionnelle, sans doute.

C'est en tout cas Dominique Gros qui décroche la palme pour cette séance, qui aura duré 3 heures quand 2 auraient suffi s'il ne s'écoutait pas autant : au moment de désigner les représentants de la municipalités dans les conseils des établissements scolaires de la ville, il regrettera l'absentéisme chronique des élus à ceux-ci... Il sait de quoi il parle ! En un an, il n'a siégé que deux ou trois fois au conseil d'administration de l'Université ! Et prix spécial à lui aussi, pour avoir plaidé contre le cumul des mandats... mais avoir mis plusieurs fois en avant le fait qu'il était aussi conseiller général !

par Julien PFERSCH publié dans : Metz, CA2M, Moselle et Lorraine
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Mercredi 23 avril 2008

Evidemment, ce ne sera une surprise pour personne... Jean-Marie Rausch a donc démissionné du conseil municipal de Metz. C'est donc son colistier Jérémy Aldrin, responsable départemental des Jeunes Populaires et suivant sur la liste, qui prendra la place laissée vacante par l'ancien maire.

Bien sûr, j'aurais préféré une issue différente à la phase électorale que nous venons de traverser. Les électeurs en ont décidé autrement... Inutile de refaire l'histoire.

Alors merci à Jean-Marie Rausch pour ce qu'il a accompli pour Metz. Merci à lui pour la vision de la ville qu'il a porté. Merci à lui pour la conception de la politique qu'il a incarné. Il a encore des choses à dire, il a encore quelque chose à apporter : c'est de son expérience, de son ambition sans cesse renouvellée pour Metz et l'agglomération, de sa sagesse, de sa pratique politique dont nous devons nous inspirer pour espérer reconquérir la Ville dans six ans.

Et puis félicitations à Jérémy Aldrin, bonne chance et bon courage à lui dans ses nouvelles fonctions ! Pour le connaître "un peu", je suis certain qu'il saura se montrer à la hauteur de la tâche qui l'attend !

par Julien PFERSCH publié dans : Metz, CA2M, Moselle et Lorraine
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Mercredi 23 avril 2008

Si l'on en croit une enquête IFOP pour Paris Match, seuls 28% des Francais seraient satisfaits de l'action de Nicolas Sarkozy depuis son élection le 6 mai dernier... Un "score", comme si c'était un jeu vidéo, plus mauvais que celui de tous ses prédecesseurs un après leur élection. Fichtre !

Mais comment expliquer que l'un des présidents les mieux élus de la Vè République connaisse aussi rapidement un tel désamour ?

On nous dit que les Francais désapprouvent l'utilisation de sa vie privée... Vraiment ? Traqué pendant ses vacances, les journaux se délectent du moindre cliché du chef de l'Etat faisant son jogging... On les comprend : en 2007, il s'est vendu 110 millions de journaux et magzines en plus qu'en 2006, avec des ruptures de stocks pour peu que le journal se fende d'un titre accrocheur et d'une photo à l'air volé... Bref, les Francais désapprouveraient mais en tout cas cautionnent.

Il y aurait aussi les "couacs" au gouvernement et dans la majorité... Du jamais vu, nous dit-on ! Vraiment ? Rappelez-vous 1995 et Alain Madelin contraint à la démission après 3 mois à Bercy pour avoir préconisé un alignement des retraites du public sur celles du privé. Rappelez-vous 2002 et Renaud Donnedieu de Vabres, nommé ministre délégué aux affaires européennes le 6 mai, écarté du gouvernement le 17 juin après sa mise en examen, rappelez-vous Pierre Bédier, secrétaire d'Etat aux programmes immobiliers de la justice, démissionnaires après... sa mise en examen. Rappelez-vous Roselyne Bachelot déclenchant la fureur de Greenpeace, dès le 10 mai, pour avoir rappeler les avantages du nucléaire, contestée pour avoir révélé que Jacques Chirac portait un sonotone, raillée pour avoir rappelé de simples conseils de bon sens lors de la canicule de l'été 2003. A propos de canicule, rappelez-vous le déferlement de critiques sur Jean-Francois Mattéi... Rappelez-vous Jean-Pierre Raffarin constamment moqué pour ses "raffarinades", Francois Hollande criant au scandale après que le Premier Ministre d'alors eut plaisanté lors d'une réunion du PPE : "La France n'en est encore dans son chemin de paradis qu'au purgatoire puisqu'il reste des socialistes".

Pis, en 2006, rappelez-vous Dominique de Villepin sortant le CPE de son chapeau... Faisant ainsi traverser à la majorité sa plus grosse crise du quinquennat !

Eh beh... Il semblerait donc qu'il n'y ait pas plus de couacs aujourd'hui qu'hier... Mais que ceux-ci ne marquent pas les mémoires. Et qu'ils sont d'autant plus visibles que l'on est entré dans une ère de l'hyper-médiatisation, de l'instantanné sans mise en perspective.

Le lecteur pourra être tenté d'objecter ici que sa faible cote de popularité, Nicolas Sarkozy la doit aux promesses qu'il n'aurait pas tenu...

En moins d'un an, la voix de la diplomatie francaise est redevenue audible, en délaissant la grandiloquence villepiniste qui passait à l'étranger pour de l'arrogance et nous marginalisait... mais qui permettait à Jacques Chirac, un an après sa réélection, d'être à 58% de bonnes opinions, en pleine crise irakienne. L'Europe est en passe d'être relancée, avec le traité simplifié déjà adopté par la France. Les peines-planchers pour les récidivistes ont été mises en place. La loi TEPA a été votée et ses effets commencent à se diffuser dans l'économie. La question de la représentativité des syndicats va enfin trouver une réponse. Les Universités ont enfin obtenu l'autonomie... Liste non-exhaustive.

par Julien PFERSCH publié dans : National
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Dimanche 20 avril 2008

Quand on est con, on est con... Et l'âge ne fait rien à l'affaire.

Quand on est con, on est con... Et on se croit démocrate alors que l'on a un comportement fascisant.

Quand on est con, on est con... Et on est tellement persuadé de détenir la seule, l'unique, l'ultime vérité, que l'on n'arrive même pas à respecter ceux qui sont d'un autre avis.

Quand on est con, on est con... Et on est tellement persuadé d'avoir raison et que les autres sont cons, qu'on se croit tout permis... Jusqu'à bafouer les libertés essentielles au nom desquelles on prétend agir.

Quand on est con, on est con... Et on se croit tellement intelligent, qu'on s'est auto-dispensé de cours d'histoire... Et on accuse les autres de pétainisme, de nazisme, de fascisme... Parce qu'on sait que c'est pas bien, même si on ne sait pas ce que c'est.

Quand on est con, on est con... Et on n'a aucun argument, alors plutôt que de débattre, plutôt que d'essayer de convaincre, on lance des accusations gratuites dont on ne mesure pas la portée.

Quand on est con, on est con... Et on n'a pas le courage d'assumer ses opinions ni ses actes... Alors on préfère taguer une vitrine.

Quand on est con, on est con... Et, par exemple, on fait ça :

 

par Julien PFERSCH publié dans : Coups de coeur/gueule
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Lundi 14 avril 2008

Pour le premier conseil de communauté post-municipales, on aurait pu se croire sur l'A6 un 14 juillet. Le parking du CESCOM en donnait déjà un petit aperçu : à vous faire palir d'envie le gérant d'une station-service sur une aire de repos tant il était plein, comme un oeuf et surtout comme rarement pour pareille occasion.

Une fois arrivé dans le hall, c'est évident : le film retransmis en direct sur l'écran géant qui y est installé ne sera pas celui du siècle, mais en matière de suspense, il est suffisamment prometteur pour attirer un public peu habitué de ce genre de salles.

Dans la salle des délibérations, c'est un joyeux chahut qui s'offre à la vue du public... Avec en prime Thierry Jean, René Darbois et Richard Lioger qui échangeront quelques blagues devant un micro resté ouvert... Les conseillers n'en sauront rien, le public en profitera. Cocasse.

Il n'y a pas eu de candidature surprise ou de témoignage : seuls les deux candidats qui ont fait campagne se sont présentés.

Et comme un 14 juillet sur l'A6, c'est en accordéon que s'est déroulé le dépouillement : un coup Bohl, un coup Gros... A égalité parfaite jusqu'à ce que Jean-Luc Bohl finisse enfin par se détacher.

Avec 88 voix, contre 80 voix à Dominique Gros, c'est une victoire assez étriquée... La désunion de la droite et du centre avec une autre candidature aurait ouvert un boulevard à Dominique Gros, qui ne se serait pas gêné pour s'y engager.

Cette élection, c'était surtout le choc entre deux légitimités : celle de Dominique Gros, maire de Metz et donc de la ville centre, principale contributrice, principale force démographique et économique de l'agglomération. Il a pu compter sur 48 voix des délégués messins, et sur 32 autres : légitimistes et sensibilités de gauche... L'isoloir a ceci de particulier qu'il fait que cette question restera sans réponse.

L'autre légitimité, c'est celle de Jean-Luc Bohl : celle du premier vice-président sortant, soutenu par le président sortant, celle d'une famille politique qui domine dans les 40 communes membres.. Car si Jean-Luc Bohl est bien sans étiquette, il n'est pas sans conviction ni valeur. Il l'a donc emporté avec 88 voix quand il lui en fallait au moins 86 pour être élu.

Un choix de raison : Mercy, Pompidou, Saint-Quentin, PDU, Amphithéâtre... Autant de grands projets déterminants pour l'avenir du territoire, difficiles à piloter... Et qui n'autorisent aucun flottement dans leur conduite.

Jean-Luc Bohl a-t-il les épaules pour pouvoir porter le costume sans avoir besoin d'épaulettes ? D'aucuns le disent trop gentil... Façon de dire qu'il a le profil du gendre idéal ? Peut-être. Mais on ne devient pas maire d'une commune de près de 30 000 habitants en étant simplement gentil. On n'est pas réélu avec 69,5% des voix au premier tour en étant simplement gentil... Mais au fait, qui lui en fait grief ? Ceux qu'il a battu et les amis de celui qui ne lui pardonne pas d'avoir pensé, qu'un jour peut-être, le Palais Bourbon lui ouvrirait ses portes. Et pour ceux qui en doutent, l'épisode de l'investiture UMP à Montigny démontre qu'il sait résister aux pressions lorsqu'il s'agit de défendre ce à quoi il tient.

Il est vrai qu'il est homme de consensus : sous d'autres lattitudes, c'est une louable qualité ; dans nos contrées, c'est un signe de faiblesse. Il est vrai aussi que chez nous, le consensus est toujours qualifié de mou. Gageons en tout cas que les prochains scrutins seront moins serrés.

Et Dominique Gros dans tout ça ? Eh bien qu'il gagne, avec 48%, ou qu'il perde, avec 48%, il nous ressort le même discours... Puisqu'il y a ailleurs des gens de gauche qui sont maires et/ou président des agglo, alors il n'y a pas de raison que "pas lui". Soit, mais il n'y a pas plus de raison pour plaider que si ! Et qu'il gagne, avec 48%, ou qu'il perde, avec 48%, il n'a pas assez de fleurs à se lancer : il a fait quelque chose "d'énorme", il a fait "bouger les lignes", il a fait voter "à gauche" des gens qui ne l'avaient jamais fait... Mais n'est-ce pas contradictoire avec ce qu'il affirme, que le présidence de la CA2M n'est pas une affaire d'étiquette ? Passons, en politique, la cohérence n'est pas toujours la plus grande des vertus... Le problème, c'est juste qu'à force de tourner, le disque commence à être rayé et il serait peut-être temps d'en changer...

par Julien PFERSCH publié dans : Metz, CA2M, Moselle et Lorraine
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