Comme chaque année en pareille période, l'INSEE révise ses premières estimations de la croissance de l'année précédente.
Alors que les premières moutures de ses calculs l'avaient établie à 1,9%, le chiffre définitif est de 2,2% pour l'année 2007, soit le même qu'en 2006 : crise financière internationale
du subprime, explosion des cours de l'énergie et des matières premières n'ont donc eu qu'un impact limité.
Cette annonce de l'INSEE est clairement une bonne nouvelle, et elle traduit la vitalité d'une économie qui crée de l'emploi (340.000) et des entreprises (320.000).
Christine Lagarde se réjouit et jubile, dit-elle... Eh bien qu'elle a raison ! Avec une des 5 meilleures années en nombre de créations d'emploi depuis 1974 et un taux de chômage au plus bas
depuis 25 ans, il ne saurait en être autrement.
C'est sûr, 2,2%, ce n'est pas la Lune et il ne faut pas s'en contenter. C'est juste le 2ème meilleur taux de l'histoire de ce siècle, certes commencant.
Alors, au PS, on boude, on se renfrogne... Au PS, on jubilait d'une croissance inférieure à 2% qui permettait de fustiger l'échec du quinquennat (8 mois après qu'il n'ait débuté...) de
Nicolas Sarkozy. C'était un peu prématuré ! Certes, la loi TEPA n'a pas encore déployé tous ses effets : l'économie a en effet une force d'inertie qui doit être prise en compte lorsqu'il s'agit
d'évaluer les politiques publiques. Les 15 milliards d'euros du "paquet fiscal", ce prétendu "cadeau aux riches", avec le succès des heures supplémentaires et du crédit impôt-recherche, a permis
d'épargner à la France les affres du subprime. Ces 15 milliards ont servi à préserver l'emploi de nos concitoyens !
Au PS, on préfère se réjouir des mauvaises nouvelles plutôt que faire des propositions. Cela ne grandit certainement pas la politique !
Michel Sapin, secrétaire national aux économies d'idées parle de "fanfaronnade sidérante" du gouvernement. Il oublie que c'est lui qui fanfaronnait, indûment, il y a peu. On ne va quand même pas
lui demander de reconnaître qu'il a péché par excès de pessimisme jubilatoire et de précipitation charognarde ! Il préfère arguer que la croissance reste faible.
C'est vrai. Il sait de quoi il parle : ministre de l'économie et des finances en 1992/1993, il laissait une économie en récession à son successeur. Ministre dans le gouvernement de Lionel Jospin,
qui a divisé la croissance par 4 en 2 ans !
Quand on trouve une économie prospère en arrivant et qu'on la laisse exsangue en partant, il n'est pas interdit de faire profil bas, M. Sapin !
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